Blvck Skyle « Ma technique de mix qui m’est propre »

Hello DJ Blvck Skyle, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis DJ/Producteur/Auteur/Graphiste, originaire de l’île de la Réunion. Connu aussi en tant que Skyle Da Silva (mon ancien blaze).
Je produis quelques jeunes talents et artistes en parallèle dans leurs projets.
Je vis actuellement à Mulhouse et à Rome.

Comment es-tu arrivé au deejaying ? T’es-tu essayé à d’autres disciplines ?
Je l’ai découvert assez tôt, à vrai dire quand j’avais 9 ans. Je voyais mon oncle animer des événements familiaux et j’ai porté un grand intérêt sur cette discipline. J’ai commencé, tout comme la plupart des gens de ma génération, avec le logiciel « Virtual DJ ». En 2010, j’ai commencé à me pencher sur la la production musicale, un atout très important qui m’a permis de m’améliorer dans le deejaying au fil du temps, comme élaborer de nouvelles techniques et construire un style qui me correspond totalement. J’ai également fait un an de Production Graphique pendant mes études ce qui m’a permis de m’auto-produire à 100%.

À quoi ressemble le quotidien d’un DeeJay ?
Si je prends mon cas, je me réveille toujours tard car après avoir goûté aux soirées et festivals, je suis devenu le Batman de la maison lol. Dans mon quotidien, je passe mon temps à étudier de nouvelles techniques, de nouvelles combinaisons sur toutes les disciplines que je pratique. Encore et encore tel un savant fou. 😂😂

Sur quel style musical prends-tu le plus de plaisir en tant que Deejay ?
J’ai pas de style précis, il y en a trop. Dans le milieu « kizombesque », je prends grave plaisir à mixer de la Tarraxa/Tarraxo/Tarraxinha. En dehors de ça, c’est de la House/Dancehall/et divers styles qui me rappellent mon enfance au pays.

Quel est ton plus beau souvenir de soirée ?
La toute première soirée que j’ai faite quand je suis arrivé en France. C’était à Dijon, dans un petit bar latino. C’est là où toute la machine a commencé et j’en suis arrivé là aujourd’hui
Et le pire ?
Le pire ? C’était quelque part avec un itinéraire d’un point A à un point B pour aller être logé à un point C qui était à une heure de l’aéroport et pour fini 10 min du point C au D, le retour ? J’ai raté mon vol, obligé de retourner au point C, je me suis posé pour galérer 30 min dans un coin paumé parce que l’organisateur ne répondait pas au tel 😂😂 J’ai beaucoup relativisé mais cet événement sans nom sans lieu que je mentionne pas par respect, était la pire des pires lol.

La plupart était ravi de me rencontrer car on m’attendait de pied ferme et ça m’a vraiment touché.

Que penses-tu de la scène Kizomba française par rapport aux autres pays où tu as pu voyager ?
A mon humble avis, la scène française (sans généraliser) est trop formatée. Fermée d’esprit sur le plan musical, je me rabaisse constamment et je fais de mon mieux pour plaire à un public qui est trop fermé si ce n’est pas un DJ superstar qui mixe, trop dans l’optique de vouloir devenir « quelqu’un ». Un manque de simplicité qui font de la plupart temps les intéressants sur les scènes kizomba françaises ce qui m’intéresse guère. Également, les petites camaraderies qui cassent le marché et qui font malheureusement du tort aux autres jeunes talents qui selon moi méritent d’être connu et d’être valorisé à leur juste valeur.
Et également certains collègues de la même discipline qui cachent nos signatures quand nos productions sont joués.

A l’étranger, y a aussi ce genre de personnes mais c’est minoritaire, on y retrouve souvent des gens accueillants, très ouverts musicalement. C’est là où je peux m’exprimer comme je veux réellement. La plupart était ravi de me rencontrer car on m’attendait de pied ferme et ça m’a vraiment touché. J’attends pas une reconnaissance dans l’absolu mais je pense que si en France ça devient pourri, c’est à cause de la mentalité française qui d’ailleurs a une mauvaise réputation aux yeux des étrangers.

Que penses-tu de l’évolution du Deejaying ces 10 dernières années ?
Sur le terme technique, il y a beaucoup de possibilités. Avec la technologie d’il-y-a 10 ans, on était un peu limité mais aujourd’hui on a un million de possibilités à mixer avec différents matériaux autre que le setup « basique ».

Quels conseils aurais-tu à donner à ceux qui souhaiteraient devenir deejay comme toi ?
Lâchez rien ! Faites ce que vous kiffez et affûtez vos techniques. On n’arrête jamais d’apprendre.

On sait que c’est un métier exigeant, il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Quelles sont d’après toi les 3 qualités qui t’ont permis de percer dans ce milieu ?
– Mon talent en tant que producteur
– Ma technique de mix qui m’est propre.
– Et je peux dire aussi ma grande gueule à la Booba. Ça me porte préjudice mais je ne me laisse pas faire dans ce milieu, je peux aussi prendre cela comme une qualité.

Quelques mots sur tes projets à venir ? Une exclu pour le magazine ?
Les projets à venir je les garde secrètement. Pour le Mag, j’ai juste à dire que je prépare mon EP doucement mais sûrement.

Pour plus d’informations sur moi :
FB: Blvck Skyle Uchiwa
INSTA: blvckskyle
SC : blvckskylemusic

Le meilleur de Danse-mag avant tout le monde ?

Inscrivez-vous à notre newsletter!