Axel & Blandine « La danse au sens large du terme est perfectible »

Un grand merci à Axel et Blandine qui nous ont donné quelques informations sur leur activité de professeurs de kizomba.

Axel, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Axel DEKOUMBATHE. Je suis d’origine et de nationalité Gabonaise.
Après avoir obtenu mon Bac en Éthiopie en 2012, Je suis arrivé en France (Lyon) la même année afin de poursuivre mes études en Sciences Économiques et de Gestion. Aujourd’hui, je travaille à XPO Logitics en tant que gestionnaire de projets informatiques. Je suis un grand passionné de philosophie, de football et de danse. Comme beaucoup d’africains, j’ai grandi dans une culture où la danse est très présente. Cependant, je m’y suis vraiment intéressé à mes 13 ans (2006) lorsque je vivais en Arabie Saoudite. A l’époque je faisais du Hip hop. C’est en Juin 2015 que j’ai commencé la Kizomba. J’ai pris mes premiers cours avec JR et Anisssa au POP club pendant 3 mois. J’ai ensuite été formé par David Da Silva et Kristel May (aka Dj May) pendant 1 an. J’ai été recruté par la team VVK en tant que taxi en janvier 2017. Taxi pendant un peu plus de 2 ans, aujourd’hui, je représente uniquement la team en tant que professeur.

Hey Blandine, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Blandine, j’ai 23 ans, je suis originaire du 05 dans les Hautes-Alpes.
Après le lycée, j’ai quitté ma région pour partir faire mes études à Grenoble où j’ai intégré une licence en Lettres Mention Arts du Spectacle de la Scène. J’avais déjà plusieurs années de danse dans les jambes avec des styles très variés (Moderne, Classique, Jazz, Contemporain, Salsa Bachata Reggeatton) mais c’est en sortant régulièrement sur le parquet latino du Mamborock de Grenoble que j’ai découvert l’univers Kizomba.

J’ai directement accroché car j’adore pouvoir toucher à tous styles de danse et l’idée d’apprendre une nouvelle danse m’a conquise.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Nous nous sommes rencontrés sur Grenoble en mars 2017. Un mois plus tard, On s’est revus au cours d’un festival sur Dijon. Festival au cours duquel se sont confirmés cette joie et ce plaisir que nous avons ressenti lorsque nous avons dansé ensemble pour la première fois. A la suite de cela, nous avons commencé à nous entraîner afin d’observer par la suite ce que nous serions capable de produire et de proposer.
Les entraînements furent vraiment intenses au point de parfois se remettre en question…
Les premiers cours ont été donnés en Août 2017 à l’école Studio 4, située dans le 7ème arrondissement de Lyon.
Nous avons également dispensé des cours dans des associations, des discothèques et à l’université Lyon 1 pour le compte du Crous.

En Juin 2018.
Nous avons participé aux Olympiads of Kizomba. Un concours vraiment difficile. Conscients que nous avions peu d’expérience, nos objectifs étaient simplement de nous challenger et de montrer au public kizomba ce que nous étions capable de produire.

Il y avait des danseurs incroyables et très talentueux. Avec une demi-finale à la clef, nous étions assez fiers de notre parcours.
En avril 2019, nous avons participé aux Sélections Parisiennes des OOK. Nous étions 2èmes en catégorie Sensual et 3ème en catégorie Tarraxa.

En mai 2019, nous avons été champions de la catégorie Urban Kiz du concours « Swiss Kizomba Kings » organisé à Zurich par Iron Mams.

En Juin 2019, nous avons été demi-finalistes dans 3 catégories différentes (Urban Kiz, Sensual et tarraxa). Le niveau était très élevé et il y avait de quoi être fiers de ce que nous avions accompli.

Nous sommes sortis riches de cette expérience. Ce fut vraiment incroyable. Conscients du travail qui nous attendait, nous avons continué à nous entraîner afin de nous perfectionner.

Depuis, nous avons donné des cours sur plusieurs villes de France (Clermont – Grenoble – Belfort – Gap – Lyon – Paris…etc) et à l’étranger (Hongrie, Espagne, Italie etc). D’autres destinations sont en cours de projets.
Le plus beau reste à venir.

Que signifie GabãoKiz sur vos t-shirts 🙂 ?
Alors…pour la petite histoire, les portugais sont les premiers Européens à être arrivés au Gabon au 15ème siècle. Le mot Gabão est un terme portugais utilisé au Gabon pour désigner le Gabon. Le mot KIZ représente bien évidemment la Kizomba. Notre logo est en cours réalisation et dans le KIZ de GabãoKiz, il y aura bientôt le dessin d’« une femme qui danse » à la place du I.
Ce symbole représentera l’importance de la femme dans les danses de couple.

Dans le terme GABÃOKIZ, nous retrouvons donc l’Afrique (Continent d’origine de la kizomba), le Gabon (le pays d’Axel), le portugais (langue du pays où est née la Kizomba) et la kizomba elle-même.

Que vous apporte la Kizomba ?
La kizomba nous permet de pouvoir nous ouvrir davantage au monde. Nous avons beaucoup voyagé et fait des rencontres incroyables. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs changé nos vies. Nous faisons partie de ces personnes qui pensent que dans la vie, il est difficile d’avancer en étant seul(e). De ce fait, avoir l’opportunité de faire des rencontres en tout genre est un moyen d’élargir sa vision du monde et se donner des opportunités d’apprécier encore plus la vie.

Cette danse nous permet aussi de nous connaitre davantage, et ce, individuellement. Nous apprenons à bouger notre corps, à connaitre nos limites et à nous surpasser.
Aujourd’hui, la kizomba joue est rôle dans notre émancipation personnelle en nous apprenant ce qu’est l’humilité et le respect de l’autre.

Comment en êtes-vous arrivés à enseigner ? Qu’est ce qui vous plait lorsque vous donnez un Workshop ?
Nous ne nous sommes jamais dit : « Nous allons donner des cours désormais ». Nous avons simplement décidé de vivre notre passion pour la danse ensemble et petit à petit les projets ont commencé à naître. Plus nous avancions plus nous suscitions l’intérêt de organisateurs. De fil en aiguille, les choses se sont faites ainsi. Blandine et Axel sont deux personnes ayant un goût prononcé pour la transmission du savoir et les interactions. Transmettre les outils aux élèves afin de leur permettre de choisir la manière dont ils souhaiteraient vivre la danse, c’est ce qui nous anime.

Que feriez vous si vous n’étiez pas danseurs ?
Blandine : Pour ma part, la question ne se pose pas étant donné que c’est mon domaine d’activité professionnelle. je suis sur le point de terminer ma formation en tant que danseuse interprète et j’aspire à passer mon diplôme d’état de professeur de danse. Autrement dit, je ne me verrais nulle part ailleurs que pieds nus sur un parquet. Mais si pour une raison quelconque je venais à devoir arrêter (blessure etc) je pense que je me tournerai vers les métiers d’extérieur ou d’animation car j’ai besoin de bouger sans arrêt.

Axel : Me concernant, J’ai déjà un travail qui occupe l’intégralité de mes journées. La danse n’est donc pas mon activité principale. Cependant, elle occupe une place très importante en tant que passion. Elle est même devenue une seconde activité professionnelle. Si je ne dansais pas, je pense que j’enseignerais la philosophie dans des associations humanitaires à des adolescents, afin de les aider à comprendre à quel point la Pensée est sans limite…

Pour des raisons diverses et variées, Il est souvent difficile de trouver un(e) partenaire dans la kizomba. Qu’est ce qui vous a permis de vous dire « Il (elle) sera mon(ma) partenaire ? ».
En effet, il n’est pas simple de trouver la personne qui ne nous prendra pas la tête, la personne qui saura prendre des initiatives, la personne qui sera motivée pour s’entrainer, celle qui aura cette vision de la danse qui pourrait coïncider avec la nôtre etc.
Mais concernant Axel et Blandine, les choses se sont faites naturellement. Peu de temps après notre rencontre (Mars 2017), nous nous étions dit que nous pourrions nous entraîner ensemble afin de participer aux OOK de Juin 2018. Nous n’avions pas prévu de suite mais finalement un lien et une complicité se sont créés. Dès fois, nous cherchons et nous trouvons mais il est également possible de trouver sans chercher.

Que pouvons-nous vous souhaiter dans un avenir proche ? Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaiterait évoluer dans la danse ?
Dans un avenir proche, vous pouvez nous souhaiter de continuer à enseigner et surtout de ne pas nous égarer dans un environnement qui peut parfois paraître très hostile à différents niveaux.

Persévérer et de ne jamais se reposer sur ses acquis. Voici le conseil que nous pouvons donner.
La danse au sens large du terme est perfectible.
Le travail, le travail et le travail, c’est la clef de l’évolution.

Pour plus d’informations sur nous :
Page facebook : Axel et Blandine GabãoKiz
Instagram Blandine : blandinetorres
Instagram Axel : axelkoumba

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