A la rencontre de Mr Gibson & Amelia Team Kizrelax

GIBSON : Je me présente, je suis Gibson. Je viens du Sénégal. En 2008, j’ai décidé de venir continuer mes études supérieures à Montpellier. Pourquoi cette ville ? Le soleil et la proximité de la mer principalement… Depuis, je vis et travaille dans la plus belle ville de France haha… Je suis un passionné de danse plutôt « RELAX » mais il ne faut pas trop me chercher car mon côté Bad Boy Dakar en roue libre va ressortir lol… Je suis à l’origine du concept « Kiz-Relax » pour développer des cours et des événements kiz dans l’Hérault.

AMELIA : Je m’appelle Amélia BELMONTE, j’ai pas mal voyagé avant de vivre quasiment toute mon enfance en Nouvelle-Calédonie. Si je devais me décrire en quelques mots, je suis bienveillante, souriante et perfectionniste. J’ai malheureusement tendance à m’oublier pour le bien être des autres mais j’ai de fantastiques amis toujours là pour me rappeler à l’ordre !

En quelques mots, votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?
GIBSON : Je suis dans le milieu de la Kizomba depuis fin 2010. Je le dois à un ami de la Fac qui pratique la Salsa. Il m’a embarqué à une soirée. Il s’agissait de la dernière séance située à Odysseum et organisée par la « Kizomba Team Montpellier ». J’ai kiffé directement l’ambiance car la musique m’était familière étant donné qu’au Sénégal nous aimons plus que tout danser. Surtout le mbalakh, le coupé décalé et le cabo love. Je connaissais la musique ghetto zouk et cabo mais pas la danse Kizomba comme il y a une grande communauté capverdienne à la SICAP, le quartier de mon collège et lieu de résidence de mes grands-parents. J’allais, également, très fréquemment avec mes amis à des soirées ambiance hip hop et cabo love avec dj Eduardo (Aldo, arsenal de la marine, chez Iba etc.…).

Ainsi, j’ai rejoint tout naturellement, en 2011, les danseurs de Kizomba de Montpellier afin de prendre des cours avec Loïc PELNICE, Agathe, Cindy et mon ami Vincent CABRAL qui m’ont beaucoup appris. Petit à petit, je suis devenu un kiz addict et j’ai commencé à plus pratiquer cette danse. C’est ainsi que j’ai commencé à aller à tous les festivals pour apprendre avec des professeurs de Paris, du Portugal, … afin de progresser davantage. Effectivement, c’est en 2013 que je me suis fixé un challenge ! Participer au premier concours Kizomba Sud de Mykeone Kizomba au Studio Latino (actuel temple de la danse).

En 2014, suite au départ de leur professeur de Kizomba, le patron du Studio (qui était aussi mon professeur de Salsa et de Bachata) m’a proposé de donner des cours réguliers tous les vendredis au sein de leur école. Au départ, ce ne fut pas évident pour moi je dois l’admettre. Commencé n’est jamais chose facile mais si on veut, on peut. Je me suis donc lancé et j’ai commencé à travailler de plus en plus ma pédagogie. J’ai pris l’initiative de m’intéresser à tous les cours du Studio dans le but d’observer d’autres professeurs pour trouver ma propre façon de structurer mon cours.

Par la suite, avec mon ancienne partenaire Anneso, nous avions 3 cours réguliers en conséquence de multiples demandes de diverses autres structures de danse. C’est d’ailleurs avec Anneso que j’ai participé aux premières « Olympiades of Kizomba » en 2016. Un gros big up à elle, même si on s’est fait chicoter par les bons danseurs parisiens. Ce fut vraiment, une très bonne expérience pour nous qui nous a encore plus motivé à travailler notre danse. Suite à la décision d’Anneso d’arrêter de donner les cours parce qu’elle attendait un bébé, j’ai commencé un nouveau partenariat avec Amélia en 2019.

AMELIA : C’est après avoir pratiqué le Karaté et la Natation Haut Niveau que je me suis lancée à fond dans la danse. En effet, j’ai cumulé beaucoup de podiums étant passionnée par le sport. Puis, être Championne de Karaté et avoir participé aux Jeux du Pacifique 2015 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ne me suffisait plus dans la mesure où la musique représentait une grosse partie de mon bien être.

La danse est un domaine qui m’a toujours attiré. A mes débuts j’ai effectué 1 an de danse classique mais ce n’était pas ce que je recherchais. C’est donc début 2016 que j’ai commencé les danses latines avec ma mère. Enchainant les cours de salsa et les soirées SBK (Salsa, Bachata, Kizomba), c’est principalement la Kizomba, l’Urbankiz et les danses se rattachant et se rapprochant de ces styles qui ont retenu mon attention. C’est d’ailleurs une des nombreuses raisons qui m’ont poussé à partir de Nouvelle-Calédonie. Se lancer dans une nouvelle aventure qui m’a très vite permis d’enchaîner les festivals de danse.
En arrivant en métropole en Juin 2018, j’ai eu la chance dès ma première soirée SBK au Temple de la Danse, de rencontrer Gibson. Nous n’avons pas tardé à donner des cours ensemble.

À quel moment vous êtes-vous intéressé la culture de la danse dans son ensemble et quel impact a-t-elle eu sur vous ?

GIBSON : J’ai commencé à m’intéresser à la culture en 2013 lorsque j’ai commencé à faire énormément de festivals car c’est ainsi que j’ai pu avoir plus d’informations de la part des professeurs venant d’Angola au sujet de la danse. Je ne me suis pas arrêté à ce que je savais de la danse uniquement, mais à son histoire. J’ai commencé à m’intéresser au semba, à la tarraxinha et aux musiques angolaises même si j’avoue avoir plus de sensibilité pour le ghettozouk et le cabo (Philip Monteiro, Nelson Freitas etc..).

La danse dans son ensemble a eu un impact très positif sur ma vie. Car elle me permet d’oublier mes soucis du quotidien et de rencontrer beaucoup de monde sur Montpellier et ses divers horizons. Ce qui est top car c’est grâce à cela que vous pouvez développer votre réseau de par les différents contacts tels que des kinés, des informaticiens, des médecins et plus encore…

AMELIA : La culture est indispensable et non pas seulement parce qu’elle procure un sentiment d’appartenance. Pour moi, la culture de la danse comme la culture en générale fait appel à une sorte d’ouverture sur le monde. Il faut aller chercher la culture, elle ne vient pas à nous. S’intéresser à une culture demande de creuser car parfois l’information ne se trouve pas uniquement sur Internet ou à la télévision. Pour la développer et l’enrichir il faut aller au-devant des rencontres. Saisir l’opportunité d’échanger avec des personnes passionnées, qui ont vécu ou connaissent histoire. L’histoire peut même s’avérer différente en fonction des récits car chacun sa manière de ressentir et de vivre les choses propres à lui.

Cela va faire maintenant 6 ans que je ne passe pas un seul jour sans écouter de la musique en prenant plaisir à m’entraîner, à progresser, acquérir de l’expérience et danser est devenu plus qu’une activité passionnante. C’est un besoin. Je ne vois plus ma vie sans cela car en plus de me permettre de bouger, la danse représente mon bien être moral et m’aide à trouver une certaine stabilité au quotidien. Ce qui me remplit de plaisir plus que tout c’est de voir les gens heureux, sourire, s’amuser et pouvoir s’échapper dans un univers qui leur permet d’être eux-mêmes sans penser à leurs contraintes journalières, aux petits soucis du travail ou aux pressions sociales. La danse offre un panel de bien fait et est ouverte à tous. Peu importe les appartenances, les genres, les âges, les classes ou les moyens… Ce qui est beau, c’est la diversité de population. La danse est et doit rester un art ouvert à tous ceux qui souhaitent la goûter.

Si la danse à eu un impact si fort sur moi c’est avant tout parce qu’elle a pris une place importante dans ma vie lorsque ma mère a commencé à prendre le dessus sur la maladie. Atteinte de la maladie de Crohn au stade le plus avancé, j’ai effectivement failli la perdre en 2014 et cela reste un combat de tous les jours. La danse est un magnifique remède, une thérapie et plus encore, un lieu de magnifique rencontre à explorer seul ou accompagné.

Je suis reconnaissante d’avoir rencontré certaines personnes qui m’ont permises d’élargir d’avantage mon ouverture d’esprit dans ce milieu qu’est la danse. Toute rencontre, bonne comme mauvaise sont indispensable pour grow up.
Je suis heureuse d’avoir pu toucher un peu à tout à l’heure d’aujourd’hui.
Je danse principalement la Salsa, la Bachata (Sensuelle – Dominicaine – Hip-Hop), la Kizomba (Traditionnelle – Sensuelle) / UrbanKiz, Tarraxinha, le Zouk.
Mais également le Rock, le Zouk Brézilien, l’Afro, le Dancehall, le Twerk.
J’ai aussi essayé le Tango, le Heels, la danse robotique, le Reggaeton…
Mon but personnel en m’intéressant à divers univers, sans m’éparpiller, est d’agrandir mes compétences et d’enrichir ma danse.

Comment en êtes-vous venu à enseigner, et qu’est-ce qui vous plaît lorsque vous organisez des workshops ?

GIBSON : En 2014, à la suite du départ de leur professeur de Kizomba, les patrons du Studio Latino, notamment Choco le directeur artistique (mon professeur de Salsa et de Bachata), m’a proposé de rejoindre l’équipe pour donner des cours réguliers tous les vendredis dans leur école. Malgré les difficultés, j’ai soigné ma pédagogie en participant aux nombreux cours du Studio pour m’inspirer. J’ai acquis ma propre expérience et au fur et à mesure j’ai mis en place des cours de qualité et de mieux en mieux structuré.
Je tiens à les remercier de m’avoir lancé dans cette formidable aventure car cela m’a beaucoup apporté sur le plan personnel comme professionnel et je prends énormément plaisir à partager ma passion avec tous mes élèves.

Durant nos cours, je m’occupe principalement des garçons et Amélia des filles. En pratiquant sur la musique nous dansons avec eux pour donner les conseils sur les choses à améliorer. C’est important pour nous, de leur donner des conseils précis et pointilleux car la partie théorique n’est pas à négliger comme mettre en pratique est indispensable pour devenir meilleur. Nous tenons à échanger un maximum avec eux sur nos ressentis par rapport à leur guidage et danser avec nos élèves pour leur donner plus de confiance à pratiquer en soirée (RIP le contact en raison du « Covid-19 »).

Organiser des workshops permet de rassembler tous nos élèves pour qu’ils puissent danser ensemble et découvrir la pédagogie d’autres professeurs afin de pouvoir varier leur style et trouver leur propre personnalité « dansante ». C’est avoir des responsabilités le fait d’enseigner donc c’est important de se donner les moyens pour bien le faire.
Cela reste en outre, un gros investissement personnel de temps et d’argent. C’est pourquoi, il est préférable d’avoir des activités complémentaires et d’apprendre d’autres styles de danse car un professeur de danse doit être capable de prendre du recul parfois pour toujours continuer à progresser dans sa danse.

Aujourd’hui, il s’agit d’un VRAI métier car la danse qui doit être reconnu. Bien que savoir danser et transmettre reste primordiale, d’autres qualifications sont indispensables. Comme par exemple ; faire du marketing digital (les flyers, les mails, la communication sur les réseaux et la mise à jour des infos sur le site kizrelax.com…), le marketing de réseau est devenu très important à l’heure actuel pour pouvoir toucher un plus large public et répondre aux diverses attentes. Maintenant, en plus de préparer les cours, il y a beaucoup plus de travail. Mais c’est ainsi, il faut être passionné et donner de soi tout en se préservant.

AMELIA : Etant ceinture noir, j’enseigne le Karaté à un très large public (des tous petits aux plus âgés) depuis que j’ai l’âge de 14 ans. La pédagogie et le plaisir d’apprendre et de transmettre m’ont donc toujours accompagné. Avant de donner des cours et des Workshops avec Gibson, il m’est arrivé de donner des cours, des initiations et des stages sur mon île, en Nouvelle-Calédonie. J’ai également assisté certains professeurs de danse local durant leur cours lorsqu’ils se trouvaient dans le besoin. Un clin d’œil à Dimitri, le tout premier danseur avec qui nous occupions la piste de danse la majorité de la soirée. En plus d’être toujours prêt à investir notre temps en trainings, nous sommes fières d’avoir contaminé une bonne partie de nos proches avec cette passion pour la danse.

Pour moi, Gibson est le meilleur partenaire sur qui j’aurais pu tomber car il a les mêmes valeurs que moi. C’est une très bonne personne dévouée pour ses élèves qui, lorsqu’il sait ce qu’il veut, fait tout pour y arriver. Nous formons une équipe déterminée, persévérante et pleine de ressources car notre créativité va de paire et notre soif d’évoluer n’a de cesse de surprendre. Avec notre background et nos objectifs communs, je nous souhaite à tous deux de pouvoir continuer aussi loin que possible de faire ce qui nous passionne. Aujourd’hui, je peux dire que Gibson est comme mon frère, nous avons eu des bas comme des hauts et cela nous rend beaucoup plus forts. Nous nous connaissons et savons comment travailler ensemble pour devenir à chaque fois la meilleure version de nous-mêmes. Pouvoir compter l’un sur l’autre est indispensable dans ce genre de partenariat.

Cela fait maintenant 2 ans que nous donnons 3 cours réguliers en semaine. Vous pouvez donc nous retrouver sur Montpellier et ses alentours, principalement au « Temple De La Danse, au Bowlingstar près d’Arènes et à Espace Danse ».

Lors de nos cours, nous attachons une grande importance à répartir les temps de paroles. Gibson s’occupe des leaders et moi des follows et inversement lorsque nous avons la possibilité et le temps de tourner avec nos élèves pour les corriger individuellement.

Organiser des workshops c’est avoir des responsabilités et j’adore cela. De plus, voir le résultat final et observer les gens kiffer est un régal. C’est gratifiant de savoir que ton travail est apprécié. Mettre en place des événements a aussi pour but de développer le domaine de la danse et de donner la chance aux danseurs de progresser.

J’ai choisi Amélia car avant tous, nous prenons plaisir à s’amuser sur la piste ensemble et nous avons une très bonne connexion au niveau de la danse.

Si vous n’étiez pas danseur, que feriez-vous ?

GIBSON : J’aurai surement consacré plus de temps à mes autres passions ; le football ou le beach-volley pour devenir joueur professionnel dans un de ces sports que je porte dans mon cœur.

AMELIA : Avec des si on refait le monde.
Néanmoins, si je n’étais pas danseuse, je ne serais probablement pas aussi heureuse peu importe ce que je ferai à la place haha. Et combien même, je ne serais sans doute pas la même personne.
Je dois avouer que le Karaté et la Natation feront toujours parti de ma vie.

Qu’est-ce qui t’as poussé à choisir Amelia ? Depuis quand êtes-vous partenaire ?

GIBSON : J’ai choisi Amélia car avant tous, nous prenons plaisir à s’amuser sur la piste ensemble et nous avons une très bonne connexion au niveau de la danse. C’est aussi pour sa pédagogie puisqu’elle a déjà eu à enseigner dans une autre discipline. J’apprécie également sa folie et sa grande confiance en elle qui me paraisse être super important.

Nous sommes comme frère et sœur donc il y a parfois des désaccords. Mais les désaccords c’est normal et heureusement nous arrivons à nous dire les choses honnêtement ce qui est super important dans un partenariat. Il est essentiel d’écouter l’autre et de communiquer durant nos trainings ou nos projets vidéo afin d’aboutir au résultat souhaité. Nous sommes tous les deux autodidactes et perfectionnistes ce qui nous pousse sans cesse à nous dépasser.
Nous sommes officiellement partenaires depuis 2019, bien que nous nous connaissons depuis 2018.

Que peut-on vous souhaiter dans un avenir proche (d’ici 5 ans) ? Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite évoluer dans la danse ?

GIBSON : D’ici 5 ans, c’est d’abord plus de COVID pour pouvoir reprendre les activités de danse. C’est aussi rester en excellente santé, toujours aussi motivé. Pouvoir danser quand on veut, avec qui on veut et où l’on souhaite ! Voyager reste un objectif principal afin de découvrir les plus belles merveilles du monde lol…. Nous souhaiter de continuer cette passion qu’est la nôtre et d’être heureux.

Le conseil que nous pouvons donner à quelqu’un qui souhaite évoluer dans la danse est d’être passionné. D’être prêt à faire des concessions tout en gardant ses valeurs. Par expérience, si je puis me permettre, éviter d’aller donner des cours gratuitement juste dans l’unique but de se faire connaitre car tout travail mérite salaire. Il est question de se respecter en premier lieu vu que nous donnons de notre temps. Et ce temps je peux organiser un stage avec mes élèves ou aller jouer au beach-volley avec mes potes lol…

Par ailleurs, c’est également pour cela, qu’après mûre réflexion avec Amélia, nous préférons ne pas participer à certains festivals, nous reposer, travailler notre danse ou profiter de la mer et du magnifique soleil de Montpellier ! Nous continuions nos entrainements et organisons des événements Kiz-Relax avec nos élèves. Même si le Covid n’arrange rien, nous prenons du temps pour nous recentrer et travailler sur nos projets à venir…

AMELIA : Travailler dans ce milieu représente beaucoup de sacrifices. Il ne faut pas compter ses heures d’où l’importance d’être passionné. Il n’y a rien de plus important pour évoluer dans la danse et dans SA danse. Sans omettre, qu’il ne faut pas avoir peur d’aller aux devants d’autres activités / styles de danse, pour sortir de sa zone de confort et ne pas oublier qu’on a jamais fini d’apprendre. Être patient, persévérer et se donner les moyens de réussir.

Mon rêve c’est de continuer à danser et pouvoir enseigner partout dans le monde. Je pense qu’on ne peut rien nous souhaiter de mieux que le meilleur et la réussite dans tous nos projets actuels et à venir. Restez positif quoi qu’il arrive et y croire est la clé pour avancer.

GIBSON & AMELIA

 Merci @ Danse Magazine pour l’interview et à toutes les personnes qui prendront le temps de nous lire pour en savoir un peu plus sur nous ! Merci également à nos élèves qui nous suivent et nous supportent depuis toujours. A très vite sur le dancefloor en mode RELAX.

Pour plus d’informations sur nous :

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