A la rencontre de l’homme qu’on appelle Willy G

On m’appelle Willy G, je suis un DJ compositeur évoluant dans le milieu de la Kizomba.

Comment en es-tu arrivé au deejaying? T’es-tu essayé à d’autres disciplines ?
À l’âge de 11 ans, j’ai harcelé ma mère pour qu’elle m’achète un jeu sur Playstation où je pouvais faire du son, cela s’appelait Music 2000, et j’ai commencé comme ça.J’écoutais les mixtapes de DJ Cut Killer, un de mes cousins qui était DJ m’avait installé un logiciel qui s’appelait BPM Studio.

À l’époque la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) n’était pas accessible à tous et c’est vers l’âge de 16 ans que je me suis intéressé à des logiciels comme FL Studio.

Je touchais au deejaying un peu comme ça, j’allais chez un pote de lycée qui avait des platines vinyls, j’avais du son mais pas de matériel car ça coûtait cher à l’époque, il n’y avait pas de contrôleurs etc. Le premier jour où je me suis acheté du matériel, je suis parti mixer avec le soir même, c’était un contrôleur Numark, puis je me suis acheté des platines et une table de mixage avec l’argent que j’avais mis de côté.

J’ai évolué entre soirées Kizomba et soirées en club généraliste, j’ai beaucoup appris en mixant dans les clubs car c’est un environnement très professionnel et encadré.

À quoi ressemble le quotidien d’un DeeJay ?
Je pense que chacun à ses modes de fonctionnement. Me concernant j’ai des périodes où je suis toujours à l’affût des dernières nouveautés, d’autres où je vais réviser mes classiques, tout dépend de ma vibe.

J’ai suivi mon instinct et ça a fait la différence le public m’a validé.

Quel est ton plus beau souvenir de soirée ?
C’était en 2015, Salsa Breeze à Eindhoven, en gros c’est un événement sur une plage
avec pleins de stands DJ’s et musiciens où les gens dansent sur tous les genres musicaux : Bachata, Hip Hop Dancehall etc…

J’étais au stand Kizomba, j’avais mixé entre deux showcases d’artistes : une heure de Tarraxa non stop, ça parait osé mais le public était vraiment chaud donc j’ai suivi mon instinct et ça a fait la différence, le public m’a validé.

Que penses-tu de la scène Kizomba française par rapport aux autres pays où tu as pu voyager ?
C’est culturellement différent, le public est différent et c’est le public qui contribue à l’ambiance, un DJ peut être très bon et la soirée être un flop, ou mauvais avec une soirée réussie.
En France, selon la région, le public est encore différent, mixer à Paris n’est pas la même ambiance qu’à Marseille par exemple.

Quels conseils aurais-tu à donner à ceux qui souhaiterait devenir deejay comme toi ?
Suivez votre instinct. Croyez en vous. Et travaillez…

Quelques mots sur tes projets à venir ?
En ce moment, je travaille avec des artistes de la scène lusophone sur différents projets, mais pas uniquement de la Kizomba. J’aide aussi des DJ sur certaines productions et je forme les beatmakers désirant d’apprendre la composition.

Contact:
Facebook: Willy G
Soundcloud: Dj Willy G
Instagram: Willy G

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